Les maladies du chat
Dans cette rubrique nous passerons en revue les maladies qui atteignent les chats. Ceci n’est nullement un encouragement à l’hypochondrie, mais un article informatif sur les risques, la prévention des maladies et les soins adaptés.
Les chats, à l’instar des humains, sont touchés par un certain nombre de maladies contagieuses, contre lesquelles il existe parfois un vaccin. En premier lieu, la rage, maladie virale bien connue, se transmet par la morsure d’un animal infecté ; la vaccination contre la rage des animaux domestiques est fortement conseillée, et obligatoire si vous souhaitez voyager dans un pays de l’Union européenne.
Le coryza quant à lui se transmet par les sécrétions respiratoires, et peut persister chez un chat qui l’a contracté, il en devient ainsi le vecteur. Cette affection, qui se caractérise par des éternuements, un écoulement au niveau des yeux, et éventuellement une perte d’appétit, se soigne mais elle nécessite une visite chez le vétérinaire. Elle peut être fatale à un chaton ou à un chat âgé.
La leucose féline (FeLv), au même titre que le sida du chat (FIV), est une maladie virale contagieuse (pas de risque de transmission à l’homme) mortelle, qui affaiblit le système immunitaire du chat, le rendant sensible aux cancers et affections opportunistes.
La panleucopénie féline, contre laquelle il existe un vaccin, est due à un virus qui attaque l’intestin et la moelle osseuse. Fatale pour les chatons, cette affection qui se caractérise par de fortes diarrhées, des vomissements et de la fièvre doit bien entendu vous conduire au plus vite chez le vétérinaire.
Enfin, pour clore ce chapitre sur les maladies infectieuses, il faut mentionner la péritonite infectieuse féline, mortelle et transmissible aux autres chats, et la chlamydiose, qui entraîne des troubles respiratoires et oculaires. Il existe un vaccin contre cette maladie, qui peut également se traiter.
Ces maladies, même si elles ne sont pas toutes mortelles, peuvent être à l’origine de complications qui vont affecter durablement votre chat. C’est pourquoi il est indispensable, lorsque vous adoptez un chaton, de faire administrer par un vétérinaire les vaccins qui existent. Tout au long de la vie de votre chat, vous devrez penser à effectuer les rappels de ces vaccins.
Les chats sont également touchés par des affections, ponctuelles ou chroniques, non contagieuses mais tout aussi problématiques. Ils peuvent être, tout comme les humains, victimes de maladies du cœur, de maladies hormonales (diabète, hyperthyroïdie), ou encore de cancers. Bien entendu, la médecine vétérinaire propose des traitements adaptés. Les affections rénales sont particulièrement fréquentes chez le chat, elles surviennent en général avec l’âge. Le félin atteint urine fréquemment et boit beaucoup plus souvent (ce qui se produit également chez des chats âges sains). Il n’existe pas de traitement qui aboutisse à la guérison de l’animal, toutefois un régime adapté accompagné de remèdes médicamenteux permet de soulager le chat et de ralentir la progression de la maladie.
Pour maintenir votre chat en bonne santé, il vous faudra également être attentif aux problèmes dermatologiques qui peuvent le toucher, ainsi qu’aux parasites. Le problème de peau le plus fréquent est la gale, qui est causée par des acariens. Ceux-ci se logent dans l’oreille du chat, provoquant de fortes démangeaisons. Cela peut aboutir à la formation de croûtes et la perte de poils. Il est indispensable de consulter votre vétérinaire qui vous prescrira un traitement local à base de gouttes ou de crème à appliquer après nettoyage des oreilles.
En ce qui concerne les puces, l’infestation du chat n’est pas forcément dangereuse (sauf pour le chaton) mais elle représente une forte gêne pour l’animal et pour son propriétaire. Des remèdes ainsi que des produits préventifs sont en vente libre en pharmacie, il est néanmoins préférable de demander conseil à votre vétérinaire si les puces sont nombreuses. Si vous optez pour un produit acheté en pharmacie, faites bien attention au dosage, ces produits ne sont pas anodins ; par ailleurs, n’utilisez jamais sur un chat un produit indiqué pour un chien.
Enfin, le chat peut être infesté par des vers, qui se logent dans l’intestin du chat (ténia, cocadia, ver rond), provoquant des troubles digestifs, ou dans le cœur (ver du cœur, transmis par les moustiques, rare). Il est donc important de faire vermifuger régulièrement votre chat (une fois par mois, de un à six mois, deux fois par an à l’âge adulte).
Visite chez le vétérinaire
Si vous adoptez un chaton, il vous faut vous rendre à une première visite chez le vétérinaire, qui pratiquera un examen complet, administrera un vermifuge, et les vaccins recommandés. Par la suite, il est recommandé de se rendre une fois par an chez le vétérinaire, pour un examen général et un rappel des vaccins. En outre, vous serez peut-être amené à effectuer une visite ponctuelle en cas de maladie.
Dans tous les cas il faut vous munir des objets suivants : une caisse de transport sûre et confortable, au fond de laquelle vous pouvez placer des journaux ou une serviette éponge, surtout si votre chat est nerveux en voiture ou chez le vétérinaire (dans ce cas il manifeste son anxiété en urinant, ou par des selles ou des vomissements, voire tout à la fois) ; le carnet de santé fournit par votre vétérinaire, dans lequel il consigne les vaccinations reçues par votre chat.
Soigner son chat
Première chose, si vous constatez un trouble chez votre chat ou si il a été blessé : ne lui administrez jamais un médicament de votre pharmacie. Cela tombe sous le sens, les remèdes pour humains ne conviennent pas aux animaux domestiques, ils leur sont même toxiques (de même que certains produits de consommation courante tels que l’alcool, la caféine, le tabac, les parfums d’intérieur, les insecticides…). Consultez donc un vétérinaire en cas de problème.
Sachez qu’il est assez difficile de déceler une maladie chez un chat, celui-ci ayant une grande capacité de dissimulation. Le chat ne se plaint pas lorsqu’il souffre ; en revanche, certains signes peuvent alerter : une perte d’appétit brutale, des vomissements très fréquents (les chats vomissent régulièrement pour rejeter les boules de poils qu’ils ingèrent), un amaigrissement, des diarrhées, des troubles respiratoires (éternuements, toux), un écoulement oculaire, ou encore un changement de comportement.
Si votre vétérinaire a prescrit un traitement à votre animal, voici quelques conseils pour le lui administrer. Le chat a la réputation d’être difficile à soigner, et elle n’est pas usurpée. Certains individus échappent à cette règle et se laissent manipuler. Pour les autres, il vous faudra faire preuve de patience, de ruse et de douceur. Si votre animal est réticent à recevoir son traitement, montrez-vous ferme mais surtout pas brutal.
Les traitements antipuces sont relativement simples à administrer, cela n’immobilise votre chat que quelques secondes. Si vous devez soigner ses oreilles (pour une gale par exemple) à l’aide de gouttes, voici la procédure à suivre : si votre chat est assez nerveux ou costaud (attention même un chat jeune à l’air frêle peut vous blesser si il se sent menacé), tâchez de faire appel à une tierce personne qui maintiendra votre chat en position semi-allongée sur ses genoux, au besoin enveloppé dans une serviette. Maintenez doucement sa tête pour procéder au nettoyage de l’oreille (avec un coton non pelucheux) puis à l’application du produit. Repliez son oreille sur elle-même pour masser et faciliter l’action du produit. Lavez-vous les mains.
Donner un comprimé à son chat peut s’avérer être une opération très délicate. Certains médicaments vétérinaires sont aujourd’hui appétants, cela dit les chats ne sont pas toujours sensibles à ce « bon goût ». Plusieurs solutions s’offrent à vous si votre animal fait la fine bouche devant son remède : la première est la ruse, mais à ce jeu là le chat est souvent gagnant. Broyez le ou les comprimés en une poudre pour la mélanger à sa nourriture ; vous pouvez aussi insérer le comprimé dans un petit morceau de viande crue, mais sachez que le chat est tout à fait capable de faire le tri, en avalant le morceau de viande et en recrachant le comprimé. Le meilleur moyen d’administrer un comprimé reste de l’insérer directement dans la gueule du chat. Placez votre chat sur vos genoux (ou sur ceux d’une tierce personne), tenez-le fermement ; appliquez une légère pression avec les doigts sur les côtés de la gueule pour qu’elle s’ouvre. Placez ensuite le comprimé au fond de la gueule, refermez-la, puis massez le dessous de sa mâchoire inférieure pour déclencher la déglutition. Relâchez votre chat, réconfortez-le (ou laissez-le reprendre ses esprits si il s’est enfui sous le lit…), et surveillez-le, il est possible qu’il recrache le comprimé.
Si votre vétérinaire a prescrit un traitement par injection, demandez-lui de vous montrer comment faire ; si cela peut être angoissant pour le maître, la piqûre est parfois mieux tolérée par le chat que l’ingestion de comprimés.



